Interventions auprès
du gouvernement
Au
fil des ans, le BAC et les assureurs habitation, automobile et entreprise
du Canada ont contribué à instiguer un certain nombre de
modifications législatives qui ont permis de rendre nos collectivités
plus sécuritaires. Pensons notamment à l'utilisation obligatoire
de la ceinture de sécurité, aux mesures interdisant l'alcool
au volant et aux permis de conduire progressifs.
Le BAC continue de promouvoir auprès des administrations municipales
et des gouvernements provinciaux et fédéral des changements
qui entraîneront une diminution des crimes d'assurance et, en bout
de ligne, une amélioration de la sécurité sur nos
routes et au Canada en général.
Le BAC préconise des changements aux peines imposées aux voleurs de voitures
Le BAC poursuit ses initiatives visant à faire du vol d'auto organisé un crime grave et violent.
Le BAC a joué un rôle déterminant dans le dépôt du projet de loi C-343, un projet de loi d'initiative parlementaire qui n'a pas été adopté en raison de la prorogation de la session parlementaire. Le projet de loi avait franchi plusieurs étapes de lecture et avait ét é présenté au Comité permanent de la justice et des droits de la personne.
Le projet de loi C-343 prévoyait faire du vol de voitures, qui est présentement simplement un crime contre la propriété, une infraction distincte en vertu du Code criminel assujettie à des peines plus sévères. En vertu du projet de loi, les récidivistes déclarés coupables pour la troisième auraient écopé d'une peine minimale d'emprisonnement de deux ans et d'une amende plus élevée. Le projet de loi C-343 aurait reconnu le vol d'automobiles comme un crime mettant en danger la sécurité publique.
Le BAC continuera de faire des pressions pour faire adopter une loi, telle le projet de loi C-343, qui entra înera des peintes adéquates au vol d'automobiles, mettant un plus grand nombre de criminels derri ère les barreaux.
^Début
Resserrement aux frontières : collaboration
plus étroite avec l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)
L'ASFC (anciennement appelée Douanes Canada) collabore avec l'industrie
de l'assurance au resserrement des frontières en vue d'intercepter
les personnes qui cherchent à exporter des voitures volées.
D'une durée de trois mois, le « Projet aux ports d’embarquement
» de 2004 était un effort collectif faisant intervenir l'ASFC,
les autorités policières et le BAC. Les résultats
ont été très concluants; au total, 61 véhicules,
représentant une valeur de plus de deux millions de dollars, ont
été récupérés.
Le BAC travaille avec les autorités policières, la Gendarmerie
royale du Canada et l'Association canadienne des chefs de police en vue
d'établir une présence permanente dans les principaux ports
canadiens.
Le BAC a présenté à l'ASFC un projet comportant
les objectifs suivants :
- Améliorer le partage de l'information entre l'ASFC, les autorités
policières et le BAC, en particulier lorsque celle-ci se rapporte
à des véhicules qui ont été exportés
du Canada ou qui sont en voie de l'être;
- Obtenir la participation de l'ASFC à un programme national
destiné à intercepter les véhicules volés
avant que ceux-ci n'aient quitté le Canada et à rapatrier
ceux qui ont été expédiés avec succès
à l'étranger;
- Obtenir l'assistance de l'ASFC dans l'identification et la poursuite
en justice des personnes impliquées dans l'exportation des voitures
volées.
^Début
Procureurs spécialisés en crime
d'assurance
Le crime d'assurance organisé constitue une voie attrayante pour
les criminels parce qu'il s'agit d'un crime peu risqué pouvant
rapporter gros. Les affaires criminelles liées à l'assurance
sont très complexes et difficiles à porter devant les tribunaux,
de sorte que les criminels subissent très rarement de lourdes peines
pour leurs fautes.
Actuellement, les enquêteurs du BAC préparent les dossiers
relatifs aux crimes d'assurance et les présentent aux avocats de
la Couronne responsables de la poursuite des délinquants. Cependant,
comme les tribunaux sont continuellement surchargés, les avocats
de la Couronne préfèrent le plus souvent pourchasser d'autres
crimes plus notoires et ayant éventuellement de meilleures chances
d'aboutir à une condamnation. Par conséquent, les procureurs
choisissent fréquemment de négocier un aveu (donnant le
plus souvent lieu à une simple réprimande) dans le cas des
crimes d'assurance ou de carrément laisser tomber l'affaire.
Un certain nombre de juridictions au Canada et aux États-Unis
ont désigné des procureurs spécialisés dans
le domaine du crime d'assurance pouvant consacrer à ces affaires
criminelles davantage de temps et de ressources qu'on ne pourrait autrement
le faire. Cette approche a remporté un succès considérable.
Avantages d'un procureur spécialisé en crime d'assurance
:
- Le procureur travaille en étroite collaboration avec les enquêteurs
dans chaque affaire afin d'assurer l'efficacité de l'enquête
et d'étayer cette dernière au moyen de documents appropriés.
Les chances de succès de la poursuite en sont ainsi augmentées.
- Le procureur devient un spécialiste de la présentation
des affaires liées au crime d'assurance organisé et de
la cueillette des éléments de preuve. Le procureur et
les témoins, le cas échéant, se présentent
au procès bien préparés.
- Le procureur s'assure que des accusations sont portées lorsque
les preuves sont suffisantes.
- Un plus grand nombre d'affaires sont portées devant les tribunaux
et davantage de condamnations sont obtenues.
- Les peines sont plus sévères. Les amendes et les ordonnances
de dédommagement sont plus élevées, même
les peines d'emprisonnement sont plus fréquentes.
- La plus grande sévérité des peines a un effet
dissuasif sur d'autres qui envisageraient de faire carrière dans
le crime d'assurance.
- Une fois les criminels organisés de l'assurance en prison,
le financement du terrorisme devient plus difficile.
- L'appareil judiciaire apprend à mieux connaître le crime
d'assurance et est davantage disposé à imposer des peines
appropriées ainsi que des amendes et des ordonnances de dédommagement.
- Les experts en sinistres de première ligne apprennent à
rester davantage à l'affût des signes révélateurs
d'un possible crime d'assurance. Ils continuent d'être bien informés
sur les documents appropriés à réunir ou fournir
et sur les tendances qui se dessinent.
^Début
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