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Rapport sur le climat changeant du Canada confirme la recrudescence des pluies diluviennes



Le 2 avril 2019 (OTTAWA) — Le gouvernement du Canada a diffusé aujourd’hui le Rapport sur le climat changeant du Canada. Ce premier rapport, publié dans le cadre de l’évaluation intitulée Canada dans un climat en changement : faire progresser nos connaissances pour agir, fournit une base scientifique solide aux analyses futures et est un outil inestimable pour les gouvernements qui cherchent à trouver des moyens d’adapter leurs collectivités et à les rendre plus résilientes.

Le rapport conclut que les effets du réchauffement au Canada sont très répandus et prévoit qu’ils vont s’intensifier à l’avenir. Les précipitations annuelles sont prévues augmenter dans toutes les régions du Canada  et on s’attend à ce que le réchauffement intensifie certains événements météorologiques extrêmes. On s’attend à ce que les augmentations projetées au chapitre des précipitations extrêmes augmentent le risque d’inondation en milieu urbain.

Le rapport précise que les Canadiens peuvent s’attendre à ce que des températures chaudes extrêmes se manifestent plus fréquemment et augmentent en intensité. Cela augmentera la gravité des vagues de chaleur et entraînera une augmentation des épisodes de sécheresse et des risques de feux de forêt. Alors que les inondations fluviales sont attribuables à plusieurs facteurs, des pluies plus abondantes augmenteront le risque d’inondation en milieu urbain. D’après le scénario de la croissance continue de l’émission des gaz à effet de serre exploré dans ce rapport, un événement de pluie qui se produit actuellement tous les 20 ans se produira tous les 10 ans d’ici le milieu du siècle (une augmentation qui représente le double de la fréquence).

Le rapport illustre clairement le besoin d’adopter maintenant des mesures d’adaptation en vue de rendre nos collectivités plus résilientes.

« L’industrie de l’assurance de dommages continue de voir les effets dévastateurs de cette nouvelle ère marquée par un climat changeant et imprévisible », de déclarer Don Forgeron, président et chef de la direction du BAC.

« L’an dernier, les dommages assurés attribuables aux événements météorologiques extrêmes au Canada ont atteint 1,9 milliard de dollars, soit le quatrième montant le plus élevé jamais enregistré », de poursuivre M. Forgeron. « Toutefois, contrairement à la tempête de verglas de 1998 au Québec, aux inondations de 2013 à Calgary et aux feux de forêt de 2016 à Fort McMurray, il n’y a pas de phénomène unique qui expliquerait le montant élevé versé pour les pertes en 2018. Les Canadiens et leurs assureurs ont plutôt subi des pertes importantes en raison de divers phénomènes météorologiques de plus petite envergure d’un océan à l’autre. » 

Le BAC a incité tous les ordres de gouvernement à augmenter leurs investissements réservés à l’atténuation des conséquences des phénomènes météorologiques extrêmes et à renforcer la résilience face à leurs effets néfastes. En plus de préconiser la mise à niveau d’une infrastructure pour protéger les collectivités des inondations, le BAC préconise également l’amélioration des codes du bâtiment, un meilleur aménagement du territoire et des mesures incitatives pour transférer le développement domiciliaire et des entreprises loin des zones à risque le plus élevé.

La tempête qui a frappé l’Ontario les 24 et 25 février 2019, accompagnée de rafales, de pluie verglaçante et des conditions de blizzard a causé plus de 48 millions de dollars de dommages assurés. Il ne s’agit que de la première tempête violente à frapper l’Ontario en 2019. En 2018, les pertes assurées attribuables aux événements météorologiques extrêmes ont atteint 1,3 milliard de dollars.

Les assureurs ne sont toutefois pas les seuls à payer la facture des dommages causés par les intempéries. Pour chaque dollar que les assureurs versent à l’égard des réclamations d’assurance habitation et d’assurance entreprise, le BAC estime que le gouvernement verse 3 $ pour remettre en état les infrastructures publiques endommagées par les conditions météorologiques extrêmes.


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