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Les inondations printanières dans l’est du Canada ont causé des dommages assurés de près de 208 millions $



Le 3 juillet 2019 (TORONTO) – Les inondations printanières, qui ont submergé des régions de l’Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick à la fin avril et en mai, ont causé des dommages assurés de près de 208 millions de dollars, selon la société Catastrophe Indices and Quantification (CatIQ) Inc. La principale cause des dommages était le débordement des rivières qui a entraîné l’inondation de routes et de sous-sols, l’immersion de véhicules et le déplacement des fondations de maisons. Les pluies abondantes ont aussi causé des fuites dans les toits et des refoulements d’égout. Les dommages assurés sont estimés à 74 millions de dollars en Ontario, 127 millions de dollars au Québec et 6 millions de dollars au Nouveau-Brunswick.

Avant les inondations, les niveaux d’eau des régions touchées étaient déjà élevés en raison des pluies abondantes et de la fonte des neiges qui avaient eu lieu plus tôt. La menace d’une augmentation de pluies abondantes et de fonte des neiges a mené à des avertissements et veilles de crue en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Type de contrat
Dommages assurés
Assurance habitationPrès de 160 millions $
Assurance entreprisePrès de 40 millions $
Assurance automobileOver $10 million​Plus de 10 millions $

Demande d’un plan d’action national sur les inondations

Puisque les coûts financiers des changements climatiques augmentent et que les Canadiens se rendront bientôt aux urnes, le Bureau d’assurance du Canada (BAC) recommande à tous les partis politiques participant aux prochaines élections fédérales d’élaborer un Plan d’action national contre les inondations. Ce plan d’action accorderait la priorité à la sensibilisation et à l’éducation des citoyens sur les risques d’inondation, au déplacement et à la protection des citoyens les plus exposés aux inondations répétées, à l’élaboration de mécanismes d’assurance à haut risque pour les résidents qui continuent d’habiter dans des zones à risque élevé et au refus de fournir une aide en cas de catastrophes aux nouveaux bâtiments situés dans des plaines inondables.

Mais afin de réaliser ce plan, il est essentiel que le gouvernement fédéral investisse davantage pour atténuer les répercussions futures des événements météorologiques extrêmes et renforcer la résilience à leurs effets dévastateurs.

Le BAC rappelle aux Canadiens que ce ne sont pas seulement les assureurs qui assument les coûts des dommages causés par des événements météorologiques extrêmes. Pour chaque dollar versé en indemnité d’assurance pour les résidences et les entreprises, les gouvernements canadiens et leurs contribuables paient beaucoup plus pour réparer les infrastructures publiques endommagées par le temps violent.

Rétrospective des inondations printanières

La première vague de pluie dans le sud et le centre-nord de l’Ontario s’est abattue en soirée le 17 avril. La pluie s’est déplacée vers l’est durant la nuit, atteignant le Québec et le Nouveau-Brunswick le lendemain. Le 18 avril, une autre vague de pluie a traversé le sud-est et le centre-nord de l’Ontario, et le sud du Québec, s’intensifiant au Nouveau-Brunswick et s’étendant jusqu’au matin du 20 avril. Les accumulations de pluie signalées vont de 35 mm à 60 mm. De fortes rafales de vent ont aussi secoué le sud du Québec le18 avril, à des vitesses de 90 km/heure à 100 km/heure. Le 20 avril, la pluie a fait place à des températures quotidiennes élevées dans la ville de Québec, qui ont fait fondre 20 cm de neige accumulée. L’accumulation de neige dans le centre-nord de l’Ontario a été réduite à quelques traces le 20 avril. De l’Ontario au Nouveau-Brunswick, les températures douces et des pluies légères ont persisté jusqu’au 24 avril.

Le soir du 30 avril, un front chaud a apporté plus de pluie dans le sud de l’Ontario. La pluie a continué de s’étendre vers le nord et l’est jusqu’au matin du 1er mai. La pluie s’est arrêtée en Ontario ce soir-là, ainsi qu’au début de la journée du 2 mai au Québec et en Ontario. Après une période généralement sèche du 3 au 8 mai, la pluie a commencé dans le centre de l’Ontario le 9 mai et s’est répandue dans l’est de l’Ontario et le sud du Québec en fin de matinée.

Ces diverses conditions ont entraîné l’inondation d’un nombre important de maisons. Par conséquent, de nombreux résidents ont dû être évacués pour un certain temps :

Province
Maisons inondées*
Ontario​2 000​
Québec​
9 800​
Nouveau-Brunswick
6 800​

* estimations initiales

Le montant des dommages assurés est une estimation fournie par CatIQ Inc. (www.catiq.com) en vertu d’une licence du BAC.

Pour être prêt à faire face à une catastrophe, parcourez les pages du site Web du BAC catastrophe et moyens de prévenir les dommages causés par l’eau à votre maison.

Citations

« Les inondations répandues ce printemps ont touché des milliers de Canadiens dans l’est du Canada. Qu’il s’agisse d’inondations, de feux de forêt ou de tempêtes de vent, le risque financier des changements climatiques s’accroît. Tout parti politique qui aspire à orienter le Canada vers la prochaine décennie devrait établir des mesures explicites pour protéger les Canadiens de ces menaces actuelles. Tout plan climatique sans adaptation n’est qu’un demi-plan. »
Craig Stewart, vice-président, Affaires fédérales

« Les événements météorologiques extrêmes qu’entraînent les changements climatiques sont survenus plus fréquemment et avec une intensité accrue, en particulier les tempêtes entraînant des inondations et des vents violents. Bien que les dommages assurés attribuables à ces tempêtes soient importants, le coût économique global pour les propriétaires et les gouvernements est encore plus élevé. Il est important que les consommateurs adoptent des mesures pour protéger leurs biens pour minimiser les dommages potentiels. Ils devraient également comprendre leurs contrats d’assurance et savoir s’ils sont couverts contre les inondations des terres. Il est essentiel de savoir ce qui est couvert avant que des tempêtes comme celles comme nous avons eues récemment, ou d’autres catastrophes, surviennent. »
   – Kim Donaldson, vice-présidente, Ontario, BAC

« En tant que société, nous devons nous adapter à cette nouvelle réalité : le nombre d’événements météorologiques extrêmes ne cesse d’augmenter. Les Canadiens doivent comprendre les risques physiques et financiers auxquels eux-mêmes et leurs familles sont exposés. De meilleurs codes du bâtiment, une sensibilisation accrue au risque et l’amélioration des infrastructures sont nécessaires pour renforcer la résilience de nos collectivités. Les consommateurs gagneront aussi à connaître les mesures qu’ils peuvent prendre à l’intérieur et autour de leur maison pour se protéger contre la colère de dame nature. »
   – Pierre Babinsky, directeur principal, Communications et Affaires publiques, Québec, BAC

« Au Canada atlantique, en particulier au Nouveau-Brunswick, le long de la rivière Saint-Jean, il est clair qu’une inondation importante n’est plus une question de « si » ou de « quand », mais plutôt du nombre de collectivités qui seront touchées. Puisque les collectivités du Nouveau-Brunswick ont été touchées par des inondations sans précédent cette année et l’an dernier, il est évident que les assureurs, les gouvernements et les propriétaires de maison doivent travailler ensemble pour s’adapter à la nouvelle réalité des événements météorologiques extrêmes qui ne cessent de s’intensifier. »   
   – Amanda Dean, vice-présidente, Atlantique, BAC


À propos du Bureau d'assurance du Canada

Le Bureau d'assurance du Canada (BAC) est l'association sectorielle nationale représentant les sociétés privées d'assurance habitation, automobile et entreprise du Canada. Ses sociétés membres représentent 90 % du marché de l'assurance de dommages au Canada. Depuis plus de 50 ans, le BAC travaille avec les gouvernements de tout le pays pour veiller à ce que l'assurance habitation, automobile et entreprise soit à la portée de tous les Canadiens. Le BAC appuie la vision des consommateurs et des gouvernements, lesquels ont confiance en l'industrie de l'assurance de dommages et lui accordent leur soutien et leur estime. Il se fait le champion des enjeux importants et informe les consommateurs sur les façons de protéger leurs maisons, leurs véhicules et leurs biens.

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